FAQ

1) Ma famille représente elle une meute dans laquelle je joue le rôle le chef ? NON

En éthologie, une meute est définie comme un groupe d’individus appartenant à la même espèce. Elle est généralement composée d’un  couple adulte et de leurs descendants. Un fois adultes, ces derniers quittent le groupe pour fonder leur propre meute.

Les codes de communication utilisés au sein d’une meute ne sont en aucun cas comparables à ceux mis en oeuvre au sein d’une cellule familiale.

Contrairement aux idées reçues, en tant qu’humains, nous ne sommes pas identifiés à une meute mais vus comme un groupe social cohabitant avec le chien.

Le chien, opportuniste et intelligent, apprend à notre contact comment interagir avec nous, ce qui lui est permis ou pas, ce que nous attendons de lui, …

En aucun cas, il ne nous considère comme un membre de son espèce et n’a pas avec nous une relation basée sur la hiérarchie mais sur la confiance et le respect mutuel.

On compare bien souvent le chien au loup. Certes, ils se ressemblent beaucoup et peuvent avoir des comportements similaires. Pourtant, il existe d’importantes différences morphologiques et comportementales entre ces deux espèces. À tel point d’ailleurs que s’inspirer des loups pour savoir comment agir avec les chiens conduit dans bien des cas à appliquer des modèles d’interprétation et de relation qui n’ont aucun sens pour nos chers compagnons.

Pour en savoir plus, vous pouvez lire les travaux du Dr. David Mech, célèbre biologiste américain spécialisé dans l’observation du loup dans son milieu naturel et du biologiste Raymond Coppinger spécialisé dans les études relatives à l’origine du chien.

 

2) Dois je punir mon chien en le prenant par la peau du cou comme une mère le ferait avec ses petits ? NON

En réalité, ce comportement n’existe  pas chez les chiens. Les seules fois où vous pourrez voir une mère prendre ses chiots en gueule, c’est quand ceux-ci sont dans leurs 3 premières semaines d’existence et qu’ils ont encore du mal à se déplacer. La chienne peut alors les aider en les prenant ainsi. En dehors de ce cas de figure, ce comportement n’existe pas.

Les seuls cas où vous verrez un chien en saisir un autre par la nuque et éventuellement le secouer est la résultante d’une bagarre qui dégénère. Si le chien saisi à la nuque ne se soumet pas très rapidement, en se couchant sur le dos par exemple, alors la bagarre peut aller jusqu’à la mise à mort de l’un des deux protagonistes. Saisir un chien par le cou crée également une une situation dangereuse  pour le propriétaire qui peut provoquer une agression violente dans un réflexe de défense du chien qui se sent alors menacé. Pour toutes ces raisons, ne prenez jamais votre chien par la peau du cou.

 

3) Dois je mettre mon chien sur le dos en le maintenant en sol pour affirmer mon autorité ? NON!

En réalité, cette pratique, parfois enseignée par certains éducateurs est la reproduction d’attitudes observées dans la nature au sein de meutes de loups sauvages. Elle est communément appelée « Alpha roll ».

Chez le chien, cette attitude n’existe pas  et ne fera pas de vous un mâle dominant. Votre chien, se sentant simplement menacé pour une raison qu’il ignore risque fort de se rebeller en cherchant à vous mordre. En agissant ainsi, vous ne faites que détruire sa confiance en vous et vous nuirez grandement à la qualité de votre relation.

 

4) Dois-je mettre le nez de mon chien malpropre dans ses mictions ? NON!

En agissant ainsi, votre chien générera une forte anxiété sans pour autant comprendre votre attitude. Dans le pire des cas, il se mettra à ingérer ses excréments (coprophagie) et deviendra de plus en plus réticent à faire ses besoins en votre présence, y compris au cours de vos promenades.

Seule une éducation à la propreté basée sur un protocole précis pourra garantir à court terme la disparition du comportement indésirable sans générer chez votre chien d’anxiété particulière.

 

5) Dois je gronder mon chien quand je constate une bêtise à mon retour à la maison ?  NON!

Votre chien est doté d’une mémoire associative et immédiate. Il n’a pas conscience de la bêtise faite quelques heures, voire quelques minutes avant. De plus, la notion de bêtise n’est pas forcément la même dans votre esprit ou dans le sien.

Si il a l’air coupable quand vous constatez la bêtise, c’est parce que votre regard et votre attitude l’inquiètent sans pour autant qu’il en comprenne la raison. Même si cela vous semble frustrant, la meilleure technique consiste à ignorer la bêtise faite et à mettre en place des contre-mesures organisationnelles ou techniques pour éviter la bêtise lors de votre prochaine absence.